L’avantage fiscal attaché au dispositif d’investissement locatif « Pinel » doit être réduit dès 2023, explique Valérie Bentz, responsable des études patrimoniales à l’UFF.

L’investissement locatif Pinel ouvre droit à une réduction d’impôt calculée sur le prix d’achat des logements neufs ou réhabilités pour atteindre les performances techniques du neuf. Il doit perdurerjusqu’au 31 décembre 2024. En revanche, il va subir une baisse progressive de ses avantages fiscaux.

Actuellement, en contrepartie d’une durée minimum d’engagement de location de son bien, un investissement Pinel permet de profiter d’une réduction d’impôt sur le prix d’acquisition, de 21 % à partir de douze ans de location, 18 % à partir de neuf ans et 12 % à partir de six ans. Et ce, dans la limite d’un investissement de 300 000 euros par an, de 5 500 euros du prix au m2 et du plafond annuel global des niches fiscales de 10 000 euros.

Un manque à gagner de 21 000 euros

En 2023 et 2024, l’avantage fiscal diminuera d’environ 33 %.

A titre d’exemple et sur la base d’un bien loué pendant douze ans, le manque à gagner sera de 21 000 euros pour un investissement de 300 000 euros. Il en sera de même, pour la société civile d’investissement immobilier (SCPI) Pinel qui verra aussi son avantage fiscal diminuer de 18 % à 12 %, et pour l’avantage du Pinel dans l’outremer qui passera de 32 % à 25 %.

Dans ce contexte, si un épargnant souhaite faire un investissement immobilier Pinel, en SCPI ou en direct, il peut s’avérer judicieux d’étudier son projet, dès 2021. Il pourra ainsi profiter des avantages fiscaux actuels, de financements très favorables avec des taux bas et de conditions d’accès au crédit assouplies. A fortiori, il pourra prendre le temps de bien choisir l’emplacement, le promoteur et le gestionnaire de son futur bien, ce qui est essentiel pour réussir son opération.