C’en est fini des commerces « essentiels » et « non-essentiels ». Sur le papier, les fermetures de magasins pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 sont plus claires : selon l’annonce de Jean Castex vendredi, « les centres commerciaux non alimentaires d’une surface supérieure à 20.000 mètres carrés, c’est-à-dire ceux qui favorisent le plus de brassage des populations » doivent fermer.

Dans les faits, la mesure prête là-aussi à de nombreuses discussions et négociations. Samedi, le gouvernement a précisé, après une réunion avec le secteur, que 400 zones commerciales étaient concernées en France : pas seulement des « centres commerciaux », comme initialement annoncé, mais aussi des sites occupés par un seul commerce, comme c’est par exemple le cas pour les magasins Ikea, qui ferment quasiment tous. A l’inverse, les zones commerciales ou villages de marques où la circulation du public entre les commerces peut se faire à l’extérieur restent ouverts.

Dimanche, le décret du Premier ministre a encore précisé les choses : les 20.000 mètres carrés prennent en compte la surface totale du magasin, pas seulement la surface de vente. Ce qui intègre notamment les bureaux ou les zones de logistique et pénalise un plus grand nombre de magasins.